Supprimer tous les articles, sur toi . Te rayer de mon disque dur, de mes papiers, de ma plume, de mon écran, de mon esprit, de ma conversation, de mes rêves, de mes souvenirs, de mes contacts, de mon c½ur, de ma vie . Te rayer tout entier toi & ta misérable petite personne qui m'a fait perdre mon temps, à attendre, espérer &jouer.
J`αurαis pu cesser d`avoir mal quand quelqu'un prononcerait ton prénom, cesser d`être hantée par cette idée de te croiser entre deux rues de Nantes,vertou, de tomber nez à nez avec toi et celle à qui tu tiendrais la main, de me retrouver à la table voisine de la tienne dans un quelconque café . J`αurαis pu cesser de passer des minutes, des heures, à arpenter chaque étage de la boite dans l'espoir & la crainte de te croiser. Tu me brises par ton silence et ton absence, ce mur qui s`établit entre nous de jours en jours et dont la seule cause et ce elle . Poser sur elle, un prénom, un visage . J`αurαis pu cesser de me torturer l`esprit, te repousser de mes rêves, de mes pensées . L`innocence des quatorze αns pourtant encore si présente avec cette quinzième année que j`entame avec encore une fois ce même objectif. T`oublier . Oublier tes mots,tes promesses, ton incertitude, ton jeu, notre jeu . & cette lαssitude . Ou apprendre à vivre αvec, à défaut de le comprendre . Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis . Cet éternel recommencement . Il me manque ce temps là, il me manque presque d`avoir mal, car je me complaisais dans ce rôle . Avec qui vais-je bien pouvoir jouer maintenant si tu n'es plus là? Qui me ferra espérer à nouveau et me donnera une excuse pour fuir les aléas de la vie? Parler encore & encore de toi, exposer les toiles de notre histoire à des oreilles attentives . Écrire jusqu'à ne plus trouver les mots . Mes maux . Jamais, ô grand jamais je n'aurais pu penser que cette attraction, ces montagnes russes dureraient tant de temps . Que même eux ne puisse remplacer ce défi, cette adrénaline qui à la base devait rompre le quotidien pour finir par ce transformer en une inexorable rengaine . Parler, parler de toi jusqu`à n`en récolter que des soupirs et des yeux levés vers le ciel . Seuls eux comprennent qui tu es réellement, moi, non je suis aveugle . mais aucune parole, aucun raisonnement ne peut m'empêcher d'attendre que tu rentres à nouveau dans l'arène . & que l'on recommence ce jeu, une nouvelle fois . Lassant . Pour que je puisse à mon tour, fermer le rideau et te lαisser seul sur la scène, déchu.
Chαcun son tour. *